L'histoire de Saint Pierre d'Eyraud

     L'origine du nom de la commune provient de la rivière qui la traverse. La rivière Eyraud est située sur le territoire de la commune qui d'ailleurs s'appelait simplement Eyraud au XVIIe siècle, et le saint patron du village est Saint Pierre, fêté le 29 juin.

 

 Saint Pierre d'Eyraud, dont le territoire est arrosé par la Dordogne et par l'Eyraud est très tôt un lieu privilégié pour l'installation humaine. Les Gaulois sont certainement les premiers habitants des ces paysages verdoyants et fertiles.

 

Un sarcophage monolithique, découvert en 1884 aux Masseries, atteste également d'une présence romaine sur la commune. Il contient , outre un corps, des débris textiles, de la monnaie romaine et trois récipients de verre.

 

La paroisse, mentionnée dès le XIIe siècle sous le nom de "Parocha Sancti Petri Deurot", dépend des seigneurs de La Force et du Fleix.

 

Au moins quatre châteaux occupent le sol de la commune. Deux d'entre eux, le Féroux et la Picherie, sont devenus des propriétés viticoles réputées. Le château de Masduran, appelé  "Masus Durandi" en 1345, dépend des seigneurs de La Force. Il est prit par le Comte de Derbi. Il est à nouveau assiègé par les Anglais en 1450, et libéré par les troupes françaises qui le rendent à Jean de Beaupoil, seigneur de la place. On peut également citer le château de Sauthier, ancienne demeure des Saint-Martin. Il constitue la commanderie de l'Ordre des Templiers en 1945.

 

On dénombre trois cimetières privés, dont celui de la famille Escarmant comportant sept tombes, et celui de la famille Imbert qui en acceuille deux.

    

       Saint Pierre d'Eyraud est tourné vers la rivière, comme la plupart des communes périgourdines situées en bord d'une rivière. Au début du XIXe siècle, on compte en Dordogne un moulin pour 160 habitants.

 

 

Ancienne grange de la commanderie des Templiers

 

     Sur la commune de Saint Pierre d'Eyraud, on peut voir une grande bâtisse de plain-pied, qui est l'ancienne grange de la Commanderie des Templiers.

 

D'abord proprièté de l'Ordre des Templiers, cette grange appartient ensuite à l'Ordre de Malte qui lui a succédé dans la région. Sa charpente permet de la dater du XVIe siècle, en attendant des expertises complémentaires.

 

Au lieu-dit du Sautier, sur la route du Landet, la grange est située sur une hauteur, offrant une vue imprenable sur les coteaux du vignoble de Saussignac.

Ancienne grange de la Commanderie des Templier

Croix de l'église de Saint Pierre d'Eyraud  

  

 

     Près de l'église de Saint Pierre d'Eyraud se trouve une croix de pierre, érigée en 1881. Cet ouvrage, à la remarquable hampe aux quatre arêtes chanfreinées, présente beaucoup de ressemblances avec la croix de la place du Fleix.

 

Les deux sont d'ailleurs érigées à peu près à la même époque (1887 pour la croix du Fleix), sans doute dans des circonstances analogues. De plus, leur facture est très proche, notamment dans "l'affinement progressif du fût" et dans le décor des extrémités de la croix.

 

Sa situation, sur le côté de l'église, en fait certainement une croix de cimetière, à l'époque où celui-ci entourait l'église.

La croix de l'église

 

Cimetière protestant de Saint Pierre d'Eyraud

   

     La commune de Saint Pierre d'Eyraud, qui fut longtemps une terre réformée, conserve un cimetière protestant. Il est situé sur la route de Maduran, pavillon de la Fondation John Bost, oeuvre privée protestante à but non lucratif et à caractère sanitaire et médico-social.

     La fondation Bost est créée en 1848 par le pasteur protestant Jean-Antoine dit "John" Bost. Le cimetière compte plus d'une cinquantaine de tombes, où reposent les résidents et le personnel de la Fondation. On y trouve la tombe d'André Alger (1894-1970), missionnaire, et celle de soeur Adèle Wanger (1851-1928), dont l'épitaphe est la suivante: "Elle a fait ce qu'elle a pu".

La fondation John Bost accueille aujourd'hui environ 1000 résidents dans ses différents structures.

Eglise néo-gothique de Saint Pierre d'Eyraud

 

 

 

     Le bourg de Saint Pierre d'Eyraud possède une église paroissiale, qui date du XIXe siècle et a été construite dans un style néo-gothique.

 

Ce style architectural s'inspire des découvertes historiques et vise à faire revivre des formes médiévales, en contraste avec les styles classique dominants à l'époque. Son haut clocher-porche au portail ogival est surmonté d'une flèche de pierre et d'une massive croix latine, de pierre également.

 

 La chute du clocher de l'église a eut lieu le 23 février 1935. La grosse cloche est du XIVe siècle est se nomme Marie-Charlotte et la petite cloche est du XVIIe siècle et se nomme Marie Louise de Bearn.

 

La présence d'une croix sur l'un des côté de l'église de Saint Pierre d'Eyraud laisse penser que cette dernière était auparavant entourée d'un cimetière.

 

 

La fontaine Belsunce

 

 

     La fontaine  Belsunce sur la commune de Saint Pierre d'Eyraud, est située face à l'île de Campsegret, en bordure de la Dordogne.

  

On dit que Monseigneur Belsunce, évêque de Marseille au XVIIIe siècle, originaire du Périgord, aimait s'y reposer. Elle est constituée d'un petit bassin carré auquel on accède par quelques marches, et d'une construction de pierre qui prend la forme d'une pilastre percée sur ces quatre faces d'une ouverture en plein centre.

 

La fontaine Belsunce est actuellement située dans un parc privé.

  

 

 

La fontaine de Belsunce

Le moulin de Maduran

  

     Le moulin de Maduran, à Saint Pierre d'Eyraud, est très certainement construit après 1554. Il est le dernier moulin sur la rivière d'Eyraud, avant que celle-ci ne se jette dans la Dordogne.

Ce moulin est situé au lieu-dit Maduran, désignant la maison (mas en occident) d'un certain Duran. Il est également contigu au château de Maduran, qui, depuis le XIVe siècle, appartient aux Prévost, puis aux Beaupoil, pour finalement être la propriété des Caumont La Force. En 1766, ces derniers louent le moulin à Pierre Mespeyrot, contre versements en nature de sacs de farine et de volailles pour Noël.

 

On relève que le moulin et le cours ont besoin d'un entretien constant, dû notamment au débit variable de l'Eyraud. Dans ce moulin, on fait de la farine de blé, mais aussi de seigle et d'avoine.

 

Au début du XXe siècle, le moulin de Maduran est transformé en centrale électrique, "avec roue horizontale et turbine".  

Le Moulin de Maduran

Oratoire de la Vierge

 

     Dédié au culte marial, l'oratoire de Saint Pierre d'Eyraud est la destination de la procession du 15 août, jour de l'Assomption, fête de la Vierge Marie.

 

Cet oratoire de la Vierge est situé au croisement de la route de Sablier et du chemin de Malacart. Il consiste  en une statue de la Vierge à l'enfant juchée sur un socle épais plygonal. Les deux visages  des personnages sont empreint de douceur. Remarquons que la Vierge ne porte pas de peinture, elle est d'un blanc immaculé. Le socle porte l'inscription "mission 1930".

 

Les missions étaient généralement des périodes de jeûne, de recueillement ou de prières, organisées par le prêtre de la paroisse, au terme desquelles on érigeait une croix  ou une statue, en commémoration.

L'oratoire de la Vierge 

 Pigeonnier à cepels

 

     Ce pigeonnier de Saint Pierre d'Eyraud, construit au XVIIe siècle dans une riche propriété, est soutenu par les cepels, sorte de pilotis. Celà permettait de protéger les pigeons des prédateurs.

 

De forme carrée, ce pigeonnier présente des façades à colombages. Il est couvert d'un toît de tuiles. On dit que Monseigneur Belsunce, évêque de Marseille, aimait se reposer dans cette propriété située sur la route de la Marchande, quand il revenait dans sa région d'origine.

 

Un pigeonnier est signe de prestige dans une propriété agricole.

Le pigeonnier à Cepels

Pont du Landet

 

     Le pont du Landet, dans la commune de Saint Pierre d'Eyraud, enjambe le ruisseau de l'Eyraud à l'endroit où il vient se jeter dans la Dordogne.

Ce ruisseau, qui prend sa source à Saint Jean d'Eyraud à 20 kms en amont, traverse de jolis villages avant d'arriver à Saint Pierre d'Eyraud: il passe par Laveyssière, baigne Lunas et continue son chemin au lieu-dit Chadeau sur la commune de La Force.

 

Le pont du Landet, qui permet de rejoindre le moulin de Cavause, occupe une position stratégique. L'activité économique découlant  de l'énergie hydraulique est importante. Cette énergie permet notamment de moudre le grain, presser l'huile, fabriquer la pâte à papier, scier le bois, tanner les peaux, actionner les soufflets et les marteaux des forges, etc. Au début du XIXe siècle, on compte en Dordogne un moulin pour 160 habitants.

 

Avant la construction de ce pont de pierre, il existait un pont de bois sur le lit de l'Eyraud.